Communiqué : À la recherche d’un nouveau lieu !

Logo_Itinéraire_Bis_6(1)Construire un projet comme Itinéraire-Bis n’est pas un long fleuve tranquille. C’est un chemin fait de flancs de montagnes et de profondes vallées : des événements qui gonflent l’optimisme, des rencontres qui donnent une énergie humaine incroyable. Mais c’est aussi un chemin d’obstacles et de portes qui se ferment.

À notre grande tristesse, une porte vient de se fermer. Non des moindres, puisqu’il s’agit du gîte de Matens dans lequel nous souhaitions nous installer et qui n’est plus disponible. À bien des égard ce seul lieu a structuré le projet, lui a donné des ailes et nous a permis de rêver. Nous lui devons déjà, pour tout ça, quelque-chose.

Dans la vie il y a plusieurs manière d’appréhender les obstacles. On peut les regarder, craintif, et se décourager. On peut les voir comme des épreuves desquels on sort renforcés. À Itinéraire-Bis, nous sommes des fortes têtes. Nous sommes de ceux qui, devant une montagne à déplacer, ne se disent pas qu’elle est trop haute, mais courent chercher les pelles pour s’y mettre dès que possible. Nous n’avons jamais été autant déterminés.

C’est dans cet esprit que nous continuons l’aventure et cherchons un nouveau lieu. Pas de barrière dans cette recherche : bar, café, restaurant, maison, corps de ferme, friche industrielle… En centre ville ou en pleine nature. Nous sommes ouverts aux proposition dans le Gaillacois et les environs. Nous étudierons tout et nous vous invitons à chercher avec nous, et, pourquoi pas, à y adjoindre également vos projets.

L’équipe d’Itinéraire-Bis

Itinéraire-Bis : mon premier amour

Texte de Romain sur sa genèse de l’idée d’un café culturel et paysan.

22732_1323773529763_4995594_n

On n’oublie jamais son premier amour. Enfin c’est ce qu’on dit. C’est marrant parce que, jusqu’à il y a peu, je ne m’en étais pas aperçu. Finalement, c’est comme la première ancre qu’on jette au large sans jamais la relever. On tourne autour frénétiquement en ayant la vague impression d’avancer, mais elle est toujours là.

Non je ne parle pas de mes relations humaines (ce n’est pas trop le lieu, que je sache), mais plutôt des premières fondations de mon action politique. Une histoire d’amour à sa manière, aussi. Avant les bouquins, avant les partis, avant même mon premier bulletin de vote, mes premières idées avaient la fraicheur de la rosée du matin. Un rejet épidermique de l’excès de technologie, un sentiment de la nécessité d’un retour à la simplicité. Maintenant, on intellectualise ça par la « sobriété volontaire ». Avant les manifs, avant les AG étudiantes, les réunions interminables ou les actions coup-de-poing, mon premier lieu de politisation a été la cafet’ étudiante, la « MDE » (Maison des Etudiants) où l’on vendait du café à perte, on fumait à l’intérieur et on refaisait le monde autour d’une partie de tarot ou d’échecs.

L’ironie de la vie, c’est qu’après les bouquins, après les partis, après les élections, les AG, les manifs, les occupations, les centaines de textes, les réunions inutiles, les réunions utiles (parfois), après 10 ans pendant lesquels le militantisme a ponctué ma vie comme des battements de cœur, je me retrouve naturellement devant cette ancre, jetée un peu au hasard des flots…

« Changer son rapport à la production »

Avec les objecteurs de croissance, j’ai rouvert le placard de mes vieilles idées. J’ai pu marier les intuitions fragiles d’un gamin à peine majeur avec des auteurs comme André Gorz ou Paul Ariès. Les conséquences sociales du modèle de production m’avaient alerté depuis longtemps. Son absurdité écologique m’a donc frappé assez tard, avec un dégoût d’autant plus marqué que je me sentais complice depuis des années : par mon travail ou ma consommation.

J’ai donc décidé que j’allais arrêter : changer mon rapport au modèle de production. On nous fait travailler trop, pour produire trop et n’importe quoi, en alimentant une gigantesque machine à gaspiller. On nous déconnecte de la finalité de notre travail. Il n’a plus d’autre sens que le « net à payer » en bas de la fiche de salaire tous les mois. J’ai besoin de faire un pas de côté et de m’extraire de cette course à l’aveuglette, de repenser mon rôle dans la société.

J’ai deux amours, comme dit la chanson : cette intuition de la décroissance et cet espace politique qui m’a profondément marqué, la « MDE ». On n’oublie jamais son premier amour…

Un café pour changer le monde

Cette histoire romantique, c’est un peu la genèse de l’idée d’Itinéraire-Bis pour moi. Au modèle de production, nous répondons la relocalisation des besoins fondamentaux. Nous travaillerons avec des producteurs de l’agriculture paysanne locale qui s’impliqueront dans le projet. En réponse à la culture dominante, qui nous repli chez nous et nous plonge dans une position passive de soumission, nous voulons créer un espace culturel de diffusion, de création, d’échange et de subversion. Au matraquage médiatique à l’extrême-droitisation des esprits ou au discours « TINA » (There Is No Alternative), nous répondons l’éducation populaire, le débat et la confrontation des idées. À la tristesse de la dissociété qui nous oppose, nous voulons jouir de notre rassemblement, faire la fête et cracher à la gueule du monde notre bonheur et sa force révolutionnaire.

Ce lieu, ce qu’il a de personnel et ce qu’il a de collectif, me semble être ce que je et ce que nous voulons apporter à la société. Un projet frais comme la rosée du matin, comme ces idées balbutiantes d’il y a 10 ans. Cependant, pour le réaliser, nous avons besoin de vous. Du moins de centaines de personnes pour aider à le financer. Il ne s’agit pas d’une aumône ou d’une demande de charité. Il s’agit d’une proposition de devenir sociétaire d’un projet coopératif, de prendre des parts sociales et d’avoir la possibilité de soutenir et de construire avec nous cet espace de liberté.

On compte sur vous.

Budget Prévisionnel sur 3 ans

Participer au financement d’un projet, ça demande, on le comprend, d’avoir certaines garanties de viabilité. Nous avons donc travaillé non seulement à un budget prévisionnel sur 3 ans, mais également à une manière de le mettre en image pour le rendre accessible à toutes et tous. Oui, vous savez, on dit qu’il n’y a que les comptables qui comprennent les budgets, et nous on aimerait faire mentir l’adage.

Les imputations comptables sont donc ici regroupées et les chiffres arrondis pour que vous ayez un ordre d’idée du fonctionnement de la machine Itinéraire-Bis et pour affirmer notre indépendance de fonctionnement. Bonne lecture !

On vous rappelle que pour prendre des parts-sociales, il faut remplir le formulaire ICI =)

Le document est également disponible en pdf en cliquant ICI !

budget

Devenez Ambassadeurs Itinéraire-Bis !

 

1

Le Projet Itinéraire-Bis avance petit à petit. Nous sommes actuellement à plus de 27 000€ récoltés sur les 100 000 nécessaire à la réalisation du projet.

Pour rappel, il y a 2 manières de contribuer :

100 000€, c’est beaucoup d’argent à récupérer. Et pour cela, on compte sur chacun-e d’entre vous. Car le projet ne pourra se réaliser que si chaque personne essaye de son côté de diffuser l’information et chercher des dons et parts sociales.

Nous vous proposons donc tou-te-s d’être ambassadeurs du Projet Itinéraire-Bis !

> Comment faire ?

1 – Diffusez sur les réseaux sociaux

  • Vous pouvez diffuser le site et ses publications sur les réseaux sociaux en invitant vos contacts à contribuer au projet
  • Vous pouvez inviter vos ami-e-s Facebook à aimer notre page : ici ! 
  • Parler individuellement aux contacts que vous pensez être intéressé, quitte à les renvoyer sur nous s’ils ont des questions

2 – Constituer un réseau de contacts

Proposez à des contacts d’être ajoutés à la mailing-liste Itinéraire-Bis, envoyez nous les contacts sur jammes.romain@gmail.com

3 – Faire un mail à vos proches

Vous pouvez envoyer le mail-type (cliquez ICI) à vos proches afin de les inciter à rejoindre Itinéraire-Bis =)

4 – Organiser une réunion d’appartement

Nous vous proposons d’organiser chez vous un apéro avec des ami-e-s ou des voisin-e-s pour parler du projet et leur proposer d’y contribuer.
  • Si cette réunion a lieu dans la région, nous pouvons venir directement présenter le projet.
  • Si cette réunion est plus loin, nous pouvons vous aider à l’organiser et vous envoyer du matériel par courrier.

5 – Organiser une rencontre avec des associations

Le projet Itinéraire-Bis va organiser son activité en lien avec les associations du bassin de vie gallaicois (programmation culturelle, débats, etc…) : 
  • Toute association peut également contribuer à la réalisation du projet en prenant des parts sociales au titre de l’association.
  • Si vous êtes membre ou que vous connaissez des associations qui pourraient être intéressées par le projet. N’hésitez pas à nous mettre en contact =)

6 – Mettre vos compétences au service du projet

Vous avez des compétences particulières qui peuvent nous être utile ?
  • Dites nous de quelle manière vous pouvez aider à la diffusion du projet (film, graphisme, musique,…)
  • Proposez des services en échange de l’achat de parts sociales (ex : Sandrine propose des cours de cuisine à celles et ceux qui prennent des parts).
Évidemment si vous avez plein d’autres idées, elles sont les bienvenues =)