Plaquette de présentation du Projet Itinéraire-Bis !

Document accessible en pdf en CLIQUANT ICI !

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Itinéraire-Bis à la recherche d’un nouveau local à Toulouse

affiche finale

Le Projet Itinéraire-Bis a déménagé à Toulouse il y a quelques mois dans l’optique de reprendre le café associatif « Chez Ta Mère » dans le quartier Arnaud Bernard. Malheureusement, les conditions n’ont pas été réunies pour reprendre ce local. Malgré cette mauvaise nouvelle, le collectif qui s’est constitué autour de ce projet est toujours mobilisé pour trouver un lieu où implanter un bar/restaurant culturel dans la ville.

Nous pensons que notre projet à toute sa place à Toulouse : créer un lieu de rencontre, de création et diffusion culturelle, d’échange d’idées, de débat et d’éducation populaire. Nous voulons d’un lieu fédérateur des alternatives, un lieu de soutien aux luttes locales, nationales et internationales ; un lieu implanté dans la vie de la ville et de son quartier qui soit ouverts à toutes les conditions et tous les âges.

Dans cette optique, l’association Itinéraire-Bis va lancé à la rentrée de septembre 2 campagnes importantes :

  • Une nouvelle campagne de financement auprès des toulousaines et toulousains, à travers des dons mais également l’achat de parts sociales pour celles et ceux qui veulent devenir « co-propriétaires » de ce projet collectif.
  • Une campagne de recherche d’un lieu d’implantation : bar ou restaurant à céder, local vide à aménager, friche industrielle,… à Toulouse ou dans la banlieue toulousaine.

Si vous souhaitez aider au financement où à l’implantation du Projet Itinéraire-Bis, n’hésitez pas à nous contacter au 06 60 91 04 31 ou sur contact@itinerairebiscafe.com

Itinéraire-Bis : les films !

Découvrez les 2 films du projet Itinéraire Bis. Ils ont été réalisé dans le cadre du projet qui devait se concrétiser dans le Tarn. L’esprit et l’ambition restent les mêmes à Toulouse évidemment !

La vidéo de présentation du projet : https://www.youtube.com/watch?v=LKH6yLl1jDo&feature=youtu.be

Le retour sur les deux premières soirées de soutien : https://www.youtube.com/watch?v=uIH4diPE3dw&feature=youtu.be

Aidez-nous à réaliser le projet en faisant un don ou en commandant des parts sociales!

Communiqué : À la recherche d’un nouveau lieu !

Logo_Itinéraire_Bis_6(1)Construire un projet comme Itinéraire-Bis n’est pas un long fleuve tranquille. C’est un chemin fait de flancs de montagnes et de profondes vallées : des événements qui gonflent l’optimisme, des rencontres qui donnent une énergie humaine incroyable. Mais c’est aussi un chemin d’obstacles et de portes qui se ferment.

À notre grande tristesse, une porte vient de se fermer. Non des moindres, puisqu’il s’agit du gîte de Matens dans lequel nous souhaitions nous installer et qui n’est plus disponible. À bien des égard ce seul lieu a structuré le projet, lui a donné des ailes et nous a permis de rêver. Nous lui devons déjà, pour tout ça, quelque-chose.

Dans la vie il y a plusieurs manière d’appréhender les obstacles. On peut les regarder, craintif, et se décourager. On peut les voir comme des épreuves desquels on sort renforcés. À Itinéraire-Bis, nous sommes des fortes têtes. Nous sommes de ceux qui, devant une montagne à déplacer, ne se disent pas qu’elle est trop haute, mais courent chercher les pelles pour s’y mettre dès que possible. Nous n’avons jamais été autant déterminés.

C’est dans cet esprit que nous continuons l’aventure et cherchons un nouveau lieu. Pas de barrière dans cette recherche : bar, café, restaurant, maison, corps de ferme, friche industrielle… En centre ville ou en pleine nature. Nous sommes ouverts aux proposition dans le Gaillacois et les environs. Nous étudierons tout et nous vous invitons à chercher avec nous, et, pourquoi pas, à y adjoindre également vos projets.

L’équipe d’Itinéraire-Bis

Itinéraire-Bis : mon premier amour

Texte de Romain sur sa genèse de l’idée d’un café culturel et paysan.

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On n’oublie jamais son premier amour. Enfin c’est ce qu’on dit. C’est marrant parce que, jusqu’à il y a peu, je ne m’en étais pas aperçu. Finalement, c’est comme la première ancre qu’on jette au large sans jamais la relever. On tourne autour frénétiquement en ayant la vague impression d’avancer, mais elle est toujours là.

Non je ne parle pas de mes relations humaines (ce n’est pas trop le lieu, que je sache), mais plutôt des premières fondations de mon action politique. Une histoire d’amour à sa manière, aussi. Avant les bouquins, avant les partis, avant même mon premier bulletin de vote, mes premières idées avaient la fraicheur de la rosée du matin. Un rejet épidermique de l’excès de technologie, un sentiment de la nécessité d’un retour à la simplicité. Maintenant, on intellectualise ça par la « sobriété volontaire ». Avant les manifs, avant les AG étudiantes, les réunions interminables ou les actions coup-de-poing, mon premier lieu de politisation a été la cafet’ étudiante, la « MDE » (Maison des Etudiants) où l’on vendait du café à perte, on fumait à l’intérieur et on refaisait le monde autour d’une partie de tarot ou d’échecs.

L’ironie de la vie, c’est qu’après les bouquins, après les partis, après les élections, les AG, les manifs, les occupations, les centaines de textes, les réunions inutiles, les réunions utiles (parfois), après 10 ans pendant lesquels le militantisme a ponctué ma vie comme des battements de cœur, je me retrouve naturellement devant cette ancre, jetée un peu au hasard des flots…

« Changer son rapport à la production »

Avec les objecteurs de croissance, j’ai rouvert le placard de mes vieilles idées. J’ai pu marier les intuitions fragiles d’un gamin à peine majeur avec des auteurs comme André Gorz ou Paul Ariès. Les conséquences sociales du modèle de production m’avaient alerté depuis longtemps. Son absurdité écologique m’a donc frappé assez tard, avec un dégoût d’autant plus marqué que je me sentais complice depuis des années : par mon travail ou ma consommation.

J’ai donc décidé que j’allais arrêter : changer mon rapport au modèle de production. On nous fait travailler trop, pour produire trop et n’importe quoi, en alimentant une gigantesque machine à gaspiller. On nous déconnecte de la finalité de notre travail. Il n’a plus d’autre sens que le « net à payer » en bas de la fiche de salaire tous les mois. J’ai besoin de faire un pas de côté et de m’extraire de cette course à l’aveuglette, de repenser mon rôle dans la société.

J’ai deux amours, comme dit la chanson : cette intuition de la décroissance et cet espace politique qui m’a profondément marqué, la « MDE ». On n’oublie jamais son premier amour…

Un café pour changer le monde

Cette histoire romantique, c’est un peu la genèse de l’idée d’Itinéraire-Bis pour moi. Au modèle de production, nous répondons la relocalisation des besoins fondamentaux. Nous travaillerons avec des producteurs de l’agriculture paysanne locale qui s’impliqueront dans le projet. En réponse à la culture dominante, qui nous repli chez nous et nous plonge dans une position passive de soumission, nous voulons créer un espace culturel de diffusion, de création, d’échange et de subversion. Au matraquage médiatique à l’extrême-droitisation des esprits ou au discours « TINA » (There Is No Alternative), nous répondons l’éducation populaire, le débat et la confrontation des idées. À la tristesse de la dissociété qui nous oppose, nous voulons jouir de notre rassemblement, faire la fête et cracher à la gueule du monde notre bonheur et sa force révolutionnaire.

Ce lieu, ce qu’il a de personnel et ce qu’il a de collectif, me semble être ce que je et ce que nous voulons apporter à la société. Un projet frais comme la rosée du matin, comme ces idées balbutiantes d’il y a 10 ans. Cependant, pour le réaliser, nous avons besoin de vous. Du moins de centaines de personnes pour aider à le financer. Il ne s’agit pas d’une aumône ou d’une demande de charité. Il s’agit d’une proposition de devenir sociétaire d’un projet coopératif, de prendre des parts sociales et d’avoir la possibilité de soutenir et de construire avec nous cet espace de liberté.

On compte sur vous.

Budget Prévisionnel sur 3 ans

Participer au financement d’un projet, ça demande, on le comprend, d’avoir certaines garanties de viabilité. Nous avons donc travaillé non seulement à un budget prévisionnel sur 3 ans, mais également à une manière de le mettre en image pour le rendre accessible à toutes et tous. Oui, vous savez, on dit qu’il n’y a que les comptables qui comprennent les budgets, et nous on aimerait faire mentir l’adage.

Les imputations comptables sont donc ici regroupées et les chiffres arrondis pour que vous ayez un ordre d’idée du fonctionnement de la machine Itinéraire-Bis et pour affirmer notre indépendance de fonctionnement. Bonne lecture !

On vous rappelle que pour prendre des parts-sociales, il faut remplir le formulaire ICI =)

Le document est également disponible en pdf en cliquant ICI !

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